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Un aperçu du contenu, du rythme et de l’organisation de votre année de préparation au CRPE.
La licence professorat des écoles est une licence universitaire de trois ans (180 ECTS), ouverte depuis la rentrée 2026 et proposée sur l’ensemble du territoire. Elle est entièrement construite autour d’un métier : professeur des écoles.
Sa logique est celle de la réforme qui a déplacé le concours en fin de licence. L’étudiant se prépare au métier dès son entrée dans le supérieur, passe le CRPE en L3, puis poursuit en master rémunéré s’il est reçu. Un parcours continu, du bac à la titularisation.
Un point à poser tout de suite : la LPE n’est pas obligatoire. Toute licence, quelle que soit sa spécialité, ouvre les mêmes droits pour s’inscrire au concours externe bac+3. Le ministère la présente comme une voie privilégiée, pas comme un passage obligé.
La maquette s’organise autour de trois grands ensembles, complétés par les stages.
Le français et les mathématiques sont renforcés, parce que ce sont les deux piliers de l’école primaire et le cœur des épreuves du concours. S’y ajoutent les autres enseignements du premier degré : sciences et technologie, histoire-géographie et EMC, arts, langue vivante, EPS. C’est le sens du mot « pluridisciplinaire » : on ne se spécialise pas, on couvre l’ensemble de ce qu’un professeur des écoles enseigne.
Deuxième bloc : comment les enfants apprennent, et comment on enseigne. Didactique des disciplines, psychologie de l’enfant, gestion du groupe classe, fonctionnement du système éducatif, valeurs de la République. Autant de repères qui font gagner un temps réel, aussi bien à l’oral du concours qu’en première année de master.
C’est la différence la plus concrète avec une licence classique : 10 semaines de stage minimum sur les trois années, en école primaire ou en structure éducative. Observation d’abord, pratique accompagnée ensuite. Vous savez donc à quoi ressemble une classe avant même de passer le concours, ce qui change beaucoup de choses le jour de l’entretien.
Le cadre de la LPE est national, mais chaque université construit sa propre maquette : volume horaire (autour de 1 500 heures sur les six semestres), répartition des stages, modalités d’évaluation. Deux points à vérifier sur le site de l’université visée avant de candidater : le contenu détaillé de la formation, et le fait que la licence soit bien agréée — c’est cet agrément qui conditionne l’accès au concours réservé.
L’admission en L1 se fait par Parcoursup, comme pour toute licence. Les attendus et les critères d’examen des vœux sont publiés par chaque université sur sa fiche de formation. Aucune série de bac n’est imposée, mais les universités regardent la solidité en français et en mathématiques, et la cohérence du projet professionnel : c’est précisément ce que la lettre de motivation doit démontrer.
Une entrée en L2 est possible sur dossier, via la plateforme de candidature de l’université (type e-candidat), pour les étudiants venant d’un autre parcours de licence, et notamment du PPPE. Les calendriers de candidature sont propres à chaque établissement et se situent en général entre mars et juin.
Vous êtes étudiant, avec le statut et les droits associés : droits d’inscription nationaux de licence et CVEC, soit environ 280 € par an, bourses sur critères sociaux si vous y êtes éligible. La LPE n’ouvre en revanche aucune rémunération : celle-ci n’arrive qu’après la réussite au concours, pendant les deux années de master.
Le parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE), qui associait un lycée et une université, s’éteint progressivement : plus aucun recrutement en première année depuis la rentrée 2026. La LPE prend le relais comme porte d’entrée dès le bac.
Pour les étudiants entrés en PPPE en 2025, la continuité est prévue : première année en PPPE, puis intégration possible en deuxième année de LPE. Une bascule qui a son importance, car c’est l’inscription en LPE agréée, et elle seule, qui ouvre le concours réservé décrit ci-dessous. Avoir suivi un PPPE ne suffit pas.
C’est l’atout propre à cette licence. À partir de la session 2028, un concours externe spécial est ouvert aux étudiants inscrits en dernière année de LPE agréée, avec ses propres épreuves et ses propres postes.
L’accès est conditionné à la validation, sans compensation, du bloc 1 des apprentissages (« s’approprier les savoirs pour enseigner à l’école primaire ») : celui de la deuxième année pour la session 2028, ceux de la première et de la deuxième année à partir de la session 2029. S’y ajoute un niveau minimal exigé dans certaines disciplines de ce bloc, dont les modalités seront fixées par arrêté ministériel.
Le format annoncé est plus court que celui du concours de droit commun, mais l’admissibilité reste bien là : il faut passer un écrit avant d’accéder aux oraux.
| Phase | Concours externe bac+3 | Concours externe spécial LPE |
|---|---|---|
| Admissibilité | 2 écrits : français-maths, puis 3 domaines au choix parmi 4 | 1 écrit : français et mathématiques appliqués, à forte dimension didactique |
| Admission | 2 oraux : disciplinaire français ou maths, puis EPS et entretien | 2 oraux : disciplinaire appliqué au choix (HG-EMC, sciences, arts ou langue vivante), puis entretien avec une partie EPS |
| Ouvert à | Tout titulaire d’une licence ou étudiant en L3 | Étudiants inscrits en L3 de LPE agréée, sous conditions de validation |
Ce format a été présenté par le ministère, mais l’arrêté qui le fixe n’est pas publié au Journal officiel à la date de rédaction de cet article. Vérifiez les modalités en vigueur sur devenirenseignant.gouv.fr au moment de votre inscription.
Notez enfin qu’un étudiant de LPE n’est jamais enfermé dans cette voie : il peut aussi se présenter au concours externe de droit commun s’il en remplit les conditions.
La LPE est le choix le plus cohérent si votre projet est stabilisé : vous savez que vous voulez enseigner en maternelle ou en élémentaire, vous avez envie de terrain rapidement, et vous appréciez un cadre qui balise les trois années jusqu’au concours.
Elle demande en revanche d’assumer une spécialisation forte. Le diplôme reste universitaire et pluridisciplinaire, il ouvre d’autres débouchés dans l’éducation et l’animation, mais une réorientation vers une discipline précise sera moins directe qu’après une licence de lettres, de maths ou d’histoire. Deuxième paramètre concret : la LPE n’est pas encore proposée dans toutes les villes, et un déménagement n’est pas neutre à 18 ans.
Si vous hésitez encore, une licence généraliste reste un excellent choix. Elle ouvre exactement les mêmes droits au concours externe, et la préparation aux épreuves se mène très bien en parallèle des cours. Dans les deux cas, un entraînement spécifique aux épreuves fait la différence : c’est tout l’objet de notre préparation au CRPE.
Non. Toutes les licences donnent accès au concours externe bac+3, quelle que soit leur spécialité. La LPE offre une préparation intégrée et un concours réservé à partir de la session 2028, mais elle reste une option parmi d’autres. Beaucoup de lauréats viennent de licences généralistes.
Non. Seuls les étudiants inscrits en dernière année d’une LPE agréée, et ayant validé les blocs exigés, peuvent s’y présenter. Les autres profils passent le concours externe de droit commun, avec les mêmes postes à la clé.
Vous restez dans un cursus universitaire classique, avec les possibilités de réorientation habituelles à la fin de chaque année. Le diplôme mène aussi à des fonctions d’accompagnement éducatif, en établissement, en collectivité ou en association.
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